Les quatre réflexes
Les vérificateurs professionnels ne lisent pas plus attentivement une page suspecte. Ils la quittent. Voici ce qu'ils font à la place, en une trentaine de secondes.
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Arrêtez-vous
Remarquez ce que vous ressentez avant de faire défiler, de partager ou de discuter. Un contenu conçu pour circuler cherche d'abord une réaction, ensuite une pensée. Un accès de colère ou de satisfaction ne prouve pas qu'une affirmation est fausse, mais indique que quelqu'un l'a optimisée pour qu'elle se propage.
Est-ce que je sais vraiment ce qu'est ce site ou ce compte ?
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Enquêtez sur la source
Ouvrez un nouvel onglet et cherchez le média ou le compte, au lieu de lire sa propre page « À propos ». Une autodescription est de la publicité. Ce qu'il vous faut : qui le finance, ce qu'en disent les autres, et s'il existait il y a un an. Un design professionnel ne prouve rien, le design coûte peu.
Qui publie ceci, qui le paie, et qui y gagne si j'y crois ?
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Retrouvez l'original
L'essentiel de ce que vous voyez est un reconditionnement : un post qui résume un article qui résume un communiqué décrivant une étude. À chaque étape, les nuances disparaissent et la certitude augmente. Pour une image, faites une recherche inversée : une vraie photo avec une fausse légende est la forme la plus répandue.
Où cela est-il apparu en premier, et l'original dit-il ce que le post prétend ?
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Remontez à la source de l'affirmation
Si une étude, un chiffre ou une citation est invoqué, suivez-le. « Des études montrent » sans lien n'est pas une citation. Une statistique sans dénominateur n'en est pas une. Une citation dans une capture d'écran n'est pas une citation : fabriquer une capture prend moins d'une minute.
Puis-je atteindre la source réelle en deux clics ? Sinon, pourquoi ?